Greenhouse, Grande-Bretagne, 2009
Le crime anglais est toujours un peu humide. Qui n’a pas éternué au moins une fois en lisant Agatha Christie ? Il y a du gazon, des briques, du brouillard, un rideau à fleurs, de l’agneau à la menthe et du lait dans le thé. Les personnages se tiennent droits, et s’ils sont souples c’est signe que leur morale douteuse les pousse à échafauder de sang froid des crimes à la mise en œuvre compliquée. Bref, il m’est arrivé de m’ennuyer à les lire. Et de conclure que la passion brûlante des Anglais est contenue. C’est d’ailleurs dans des lumières crépusculaires, sous serre, qu’ils entretiennent leur nature échevelée et cachent l’entropie, qui, du fond des eaux, guette la fin du monde organisé, où seront arrachées des tasses leur délicate anse de porcelaine.
Hermance
[Et toujours, à voir au salon Massato, l’exposition de dix photographies de paysages.]

PLR
2011-05-31 12:02Génial, cette idée de serre et de crime ! Qui plus est ton texte est captivant et fort bien écrit. PL