Enrouée
Je suis sans voix de trouver l’affaire assez parlante. Je dis l’affaire, je veux dire tout, en général. Parfois se passent des mois où la vie est projetée sur soi, et l’on devient l’écran involontaire mais nécessaire au spectacle. Personnellement, je n’arrive plus à en penser quoi que soit qui ne soit pas l’évidence. Depuis quand les apparences ne sont que ce qu’elles sont, sans profondeur ? Il est certainement temps de creuser la question, mais la croûte est devenue dure comme la terre gelée d’hiver. Impossible de s’enfoncer dans la moindre réflexion sans se heurter aux apparences et n’en rien penser que ce qu’elles sont : contrariantes, voire pénibles, sans raison, et attendre le dégèle. Où se cache l’optimisme du printemps ?
Hermance

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