Flou de mise au point
Après un temps de pause, un voyage, l’organisation d’un deuxième Open Show Paris et la reprise d’activités photographiques, voici le temps d’un post.
La mise au point est un élément fondamental. En photographie et ailleurs. La distance minimale possible entre l’objectif et le capteur correspond à la formation d’une image nette sur l’infini. Tout bonnement la définition de la longueur focale. Pour une mise au point plus rapprochée que l’infini, naturellement, l’objectif devra prendre ses distances avec le capteur. À la chambre, on appelle cela le tirage. À la chambre toujours, l’espace dans lequel doit se trouver le plan du film pour que l’image soit nette s’appelle la profondeur de foyer. Voilà comment, au travers d’une métaphore très absconse pour les moins techniciens, s’exprime l’impossibilité de mettre les choses au net sur les sujets qui nous sont les plus proches sans que cela ne cause, par définition, d’écartement entre son objectif et sa surface sensible. Faut-il alors préférer le flou ? On peut certainement s’accommoder d’un appareil rustique proposant trois types de mise au point : 1,5 m ; 3 m et l’infini et dont le viseur est un bout de plastique qui donne une idée approximative d’un cadrage dont la surface est à peu près nette, c’est-à-dire floue. La dangereuse contrepartie de ce confortable entre-deux est le risque que l’on court d’un proche incompréhensible et d’un insondable infini.
Hermance

No Comments