Express, photographie légendée
Déjà cinq heure une
J’ai raté
Le train pour Paris
Déjà cinq heure une
Le Russe ne s’est pas pointé
J’ai raté
Son message codé et
Le train pour Paris
Déjà cinq heure une
L’Américain à fausse moustache m’a dit
Le Russe ne s’est pas pointé
J’ai vite enfilé un grand imper mou
J’ai raté
Alors, l’occasion d’me taire en disant que j’avais
Son message codé et
Que pour l’épingler suffisait de sauter dans
Le train pour Paris
Hermance
Le trident est un poème de trois vers, et l’une des formes d’écriture à contrainte que propose l’Oulipo. Frédéric Forte, membre de l’Oulipo, propose de tirer à la ligne, c’est-à-dire, d’entrelarder le trident de nouveaux vers. Cela à chaque nouvelle strophe, sans changement, si ce n’est de position, du texte déjà écrit, maintenant expansé. Il n’y a pas de fin, mais cela devient vite difficile à gérer.
[Et toujours, l’exposition de dix paysages qui se tient au salon de coiffure Massato.]

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